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  :: BORDEL N°13 :: PIERRE DESPROGES ::
   
 
 

Extrait "Trompe la Mort" - octobre 2010

" C’est sous l’influence zélée du général Nivelle que le Président Poincaré déclencha le 16 avril 1917 l’offensive française afin de tenter de rompre la ligne de front allemand entre Reims et Soissons. A bien des égards, la manœuvre frôlait l’ineptie, misant sur un coup de poker à propos d’une victoire incertaine dont le coût en pertes humaines ne bluffait personnes au ministère de la Guerre. « Tapis », voilà ce que proposait Nivelle engoncé dans un fauteuil cuir de salon de thé lors du conseil de Compiègne, avec l’espoir sous cape que le destin lui donnerait raison, et quelques honneurs au passage, afin de parfaire ses ambitions politiques personnelles. Ni Ribot, Painlevé ou le sauveur de Verdun, Pétain, ne firent barrage à cette décision à l’emporte pièce et ce, malgré leur point de vue divergent, accordant leur préférence à l’attente des renforts alliés, les doughboys, que le Sénat américain et le Président Wilson promettaient par leur déclaration de guerre du 2 avril.

Le sort en était jeté, et comme un signe de ce qu’il allait advenir, il se mit à neiger en ce matin du 16 avril qui aurait dû être printanier, lorsqu’à six heures fut sonné l’assaut du Chemin des Dames."

 
 
 
 
 
   
 

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